Faits sur le cancer de la prostate - Points de vue des médecins experts

Date de la dernière mise à jour: 27-Mar-2022

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La vidéo d’aujourd’hui parle d’une maladie qui se produit exclusivement chez les hommes. Il s’agit du cancer de la prostate. Vous êtes peut-être une femme qui nous observe aujourd’hui pour aider un mari, un frère ou un père qui a reçu un diagnostic de cette maladie. Commençons par le tout début.

Qu’est-ce que la prostate?

La prostate est une glande qui fait partie du système reproducteur masculin. Elle est située juste en dessous de la vessie, en face du rectum, elle entoure la partie supérieure de l’urètre qu’est le tube qui vide l’urine de la vessie vers l'extérieur.  Elle est de la taille d’une noix et ses sécrétions font partie du sperme qui nourrit et transporte les spermatozoïdes.

En avançant avec l’âge, les hommes présentent habituellement une augmentation de la taille de la prostate. Cette augmentation de taille entraîne un rétrécissement de l’urètre et, par la suite, une diminution du débit urinaire. C’est ce qu’on appelle  une hyperplasie bénigne de la prostate, qui est différente du cancer prostatique.

 

Alors, qu’est-ce que le cancer prostatique? Et quelle est la différence entre celui-ci et l’hyperplasie bénigne de la prostate?

Le terme de « cancer », sous entendons généralement une division anormale incontrôlable des cellules et une croissance anarchique d’une partie spécifique du corps. Par conséquent, le cancer de la prostate est la croissance incontrôlable qui commence dans la prostate.

Le cancer de la prostate est l’un des types de cancer les plus courants. Il est considéré comme le deuxième cancer le plus fréquent chez les hommes, et comme la cinquième cause de décès dans le monde.

La différence peut maintenant être claire entre le cancer de la prostate et l’hyperplasie bénigne de la prostate. on note qu’en cas d'hyperplasie bénigne de la prostate les croissances :

  • Sont rarement malins.
  • N’envahissent pas les tissus autour d’eux.
  • Ne se propagent pas à d’autres parties du corps.
  • Et peuvent être enlevés facilement.

Alors que pour les croissances cancéreuses:

  • C’est parfois une menace pour la vie.
  • Peuvent se propager à d’autres parties du corps.
  • Peuvent envahir les tissus sains à proximité.
  • Souvent il peut être enlevé, mais il peut récidiver.

 

Mais quelles sont les causes du cancer de la prostate?

Les origines des cancers ne sont pas généralement claires. C’est multifactoriel. Mais les scientifiques ont convenu que les cancers se développent principalement quand une mutation se produit dans l’ADN des cellules. L’ADN cellulaire représente la ligne directrice du comportement cellulaire. Il indique à la cellule toutes les instructions, quand se diviser, quand s’arrêter, et même quand mourir. Avec les cancers, les mutations de l’ADN ordonnent aux cellules de se diviser et de croître sans s’arrêter. L’accumulation de ces cellules de division forme la masse tumorale. C’est le cas du cancer de la prostate.

Cependant, les chercheurs ont identifié un certain facteur de risque le cancer de la prostate, tels que :

  • L’âge,  plus l’âge est avancé, plus le risque de cancer de la prostate est élevé, car il est le plus courant après l’âge de 50 ans.
  • La race. Pour des raisons indéterminées, les Noirs ont un risque plus élevé d’avoir un cancer de la prostate que les autres races. C’est aussi dans cette race que la tumeur est susceptible d’être plus agressive.
  • Fumer. Des études montrent que le risque de cancer de la prostate doublent chez les gros fumeurs.
  • Les antécédents familiaux. Ce facteur est généralement présent dans tout type de cancer. Si un patient a un cancer de la prostate, ses proches biologiques deviennent plus à risque.
  • L’obésité. Les personnes obèses ont un risque plus élevé de cancer de la prostate par rapport aux personnes ayant un poids sain.

 

Maintenant que nous avons expliqué le cancer de la prostate et ses facteurs de risque, il est temps de plonger dans le cours de la maladie.

Beaucoup de cancers de la prostate se développent lentement et restent limités à la prostate ne causant pas de dommages graves ou mortels. Alors que d’autres types sont plus agressifs, ils se développent et métastasent très rapidement. Mais, naturellement, une détection précoce de la tumeur - quand elle est encore limitée à la glande - garantit la probabilité de succès du traitement.

Le cancer de la prostate peut ne pas avoir de symptômes à ses premiers stades. Toutefois, dans les cas plus avancés, il peut montrer:

  • Des douleurs osseuses dans le dos, les hanches ou le bassin.
  • Un dysfonctionnement érectile.
  • Une Miction douloureuse ou brûlante.
  • Des difficultés au début de la miction.
  • Des difficultés à vider complètement la vessie.
  • Du sang dans les urines.
  • Du sang dans le sperme.
  • Un écoulement faible ou interrompu de l’urine.
  • Une perte de poids involontaire.
  • Des mictions fréquentes surtout la nuit.
  • Une éjaculation douloureuse.

Mais vous devez garder à l’esprit que ces symptômes peuvent se produire avec d’autres pathologies. Et c’est pourquoi il existe un test de dépistage du cancer de la prostate pour le détecter tôt, et le différencier des autres pathologies.

La prostate sécrète une substance appelée « antigène spécifique de la prostate » ou PSA. Le dépistage comprend une analyse de sang qui mesure le taux sanguin de PSA. En règle générale, un niveau élevé de PSA signifie qu’il y a un problème dans la prostate. Votre médecin peut interpréter ce niveau en conséquence ou même demander d’autres exploration telles qu’une biopsie, échographie ou IRM pour éliminer le cancer. Un autre examen de dépistage est “le touché rectal » où le médecin insère un doigt lubrifié ganté dans le rectum pour examiner la prostate.

 

Mais que se passe-t-il ensuite, et si les enquêtes montraient qu’il y avait un cancer?

La prochaine étape est la détermination du stade de la tumeur. Lorsque la biopsie confirme la présence de cancer, les médecins ont besoin de connaître le niveau d’agressivité de la tumeur, en d’autres termes: son stade, pour décider de la meilleure conduite du traitement pour le patient. L’étape suivante consiste donc à chercher toute métastase éloignée par des examens d’imagerie tels que la scintigraphie osseuse, l’échographie, la tomodensitométrie ou l’IRM.

Quand le patient reçoit le diagnostic de cancer de la prostate, il commencera probablement à chercher les meilleures lignes de traitement, les consensus récents, les options de traitement abordable et les taux de réussite du traitement.

Ce processus prend beaucoup de temps et pourrait être très frustrant, surtout si on ne sait pas par où commencer. Surfer sur Internet peut donner une idée générale de la maladie, mais pas un plan personnel personnalisé pour chaque situation.

Alors, y a-t-il un traitement ? Oui, il y en a, mais cela dépend de plusieurs facteurs tels que la vitesse à laquelle le cancer se développe, l’étendue de la propagation et l’état de santé globale du patient.

Pour les cancers de la prostate de faible grade, le traitement peut ne pas être nécessaire. Le suivi régulier par des analyses de sang, des examens rectaux, et des biopsies de prostate sera exécuté pour surveiller la progression de la tumeur.

Les options de traitement du cancer de la prostate sont les suivantes :

  1. La  chirurgie pour enlever la tumeur. C’est l’option de traitement pour les tumeurs limitées à la glande où on enlève la glande entière et certains ganglions lymphatiques; cette chirurgie est connue sous le nom de prostatectomie radicale.
  2. La radiothérapie. Elle utilise de l’énergie de grande puissance pour tuer les cellules cancéreuses. L’irradiation peut se faire de deux manières: Soit en « rayonnement faisceau externe » qui est une option pour les cancers limités à la prostate, ou après la chirurgie pour s’assurer que toutes les cellules cancéreuses ont été éradiquées. L’autre type est “la curiethérapie”, par laquelle les radiations sont placées à l’intérieur du corps du patient. C’est aussi une option pour les tumeurs qui ne se sont pas propagées au-delà de la prostate.
  3. L’hormonothérapie. Les cellules cancéreuses de la prostate dépendent de la testostérone pour se développer. L’hormonothérapie contre l’action de la testostérone ce qui entraîne la mort des cellules cancéreuses ou ralentit leur croissance.
  4. La chimiothérapie. Elle utilise des médicaments pour tuer les cellules cancéreuses en croissance rapide, en particulier dans les cancers qui se sont propagés à d’autres parties du corps.
  5. La cryothérapie ou les ultrasons de haute intensité. Ces techniques sont des thérapies qui détruisent les cellules cancéreuses avec de la chaleur ou du froid. Les options incluent de geler le tissu de la prostate en utilisant un gaz très froid, puis le tissu est autorisé à décongeler et le processus se répète. Le processus de congélation- décongélation tue les cellules cancéreuses et certains des tissus sains autour. L’autre option est de chauffer le tissu prostatique; c’est une nouvelle technique connue sous le nom des ultrasons focalisés de haute intensité ou HIFU qui emploie l’énergie élevée pour cibler et tuer des cellules cancéreuses.

Ce sont les options traditionnelles de traitement pour le cancer de la prostate. Et puisque la science et la médecine sont en progrès continu et constant, il est inévitable que d’autres méthodes de traitement du cancer de la prostate émergent.

En Inde, par exemple, ils offrent l’option chirurgicale traditionnelle, mais, d’une manière toute nouvelle. Ils font de la prostatectomie robotique qui permet au chirurgien de faire des mouvements plus précis avec des outils chirurgicaux minutieux par rapport à la manière traditionnelle.

Aux États-Unis, ils offrent l’immunothérapie. Les cellules cancéreuses sont si vicieuses qu’elles produisent des protéines qui les font passer inaperçues par rapport au système immunitaire. L’immunothérapie agit en interférant avec cette procédure.

l’immunothérapie fonctionne à travers deux voies; la première voie aide le système immunitaire à identifier les cellules cancéreuses. Le deuxième programme les cellules pour lutter contre le cancer. Ils offrent également une thérapie ciblée.

En Turquie, ils offrent des soins et des traitements multidisciplinaires coordonnés à des prix abordables. Ils offrent également de nouvelles tendances en radiothérapie telles que « True Beam » qui ouvre des horizons pour les cas compliqués.

En Corée du Sud, ils ont des chirurgiens très qualifiés en prostatectomie. De nombreuses recherches ont été menées  en Corée du Sud sur le traitement du cancer de la prostate et elles ont montré des progrès significatifs.

En Israël, ils offrent également des chirurgies robotiques et le Lutétium-177 l’antigène spécifique de la membrane prostatique.

Le parcours du cancer est long et fatigant. Obtenir le bon diagnostic et commencer le bon traitement tôt peut faire un raccourci considérable pour le malade. On a qu’à invoquer le courage et poser les pieds sur le point de départ.

 

Aujourd’hui, nous avons Doctor Park qui est un médecin de premier rang à l’hôpital universitaire de Hanyang. Il va discuter avec nous du cancer de la prostate d’un point de vue médical expérimenté.

Interview:

Donc, la première question sera sur le cancer de la prostate. Pourriez-vous s’il vous plaît nous dire ce qu' est le cancer de la prostate et quels sont ses symptômes habituels?

Nous avons tous entendu parler de « prostate » avant, mais il y a beaucoup de gens qui ne savent pas exactement ce que c’est. C’est un organe que les femmes n’ont pas. Seuls les hommes ont une prostate.

Lorsque nous concevons un bébé, le sperme sort, toutes les poches qui stockent le sperme sont interconnectées, et la prostate sert de canal par lequel le sperme est éjaculé. Donc, d’une certaine façon, c’est un organe reproducteur, un organe nécessaire pour faire des bébés. Mais seuls les hommes ont une prostate.

La prostate entoure la partie supérieure de l’urètre, donc, quand l’urine coule à travers celui-ci et que la prostate est siège d’une maladie, il peut y avoir une difficulté à uriner et par conséquent des symptômes urinaires. La prostate peut être le siège de différentes maladies, la plus fréquente étant l’hyperplasie prostatique bénigne - c’est quand cette glande augmente de taille -. Cette hyperplasie est même plus fréquente que le cancer de la prostate. 

Bien que le cancer de la prostate soit moins fréquent que l’hypertrophie de la prostate, tout comme d’autres cancers, il progresse rapidement et peut avoir  un effet néfaste sur le corps humain.

Vous avez posé la question sur les symptômes, il faut savoir que dans les premiers stades, beaucoup de cancers n’ont aucun symptôme. Donc, tout ce qu’on peut faire c’est avoir des examens de santé réguliers pour voir si on a le cancer ou pas et surtout quand il s’agit d’une personne à risque, elle doit se faire examiner à l’avance pour diagnostiquer le cancer tôt. Lorsque les symptômes apparaissent, et comme  pour la plupart des cancers, la tumeur a déjà dépassé le stade 3, ce qui signifie que le cancer a évolué.

Ainsi, le cancer de la prostate n’a aucun symptôme au début, mais quand il évolue, les symptômes peuvent être très similaires à ceux de l’hyperplasie bénigne de la prostate. Comme la nécessité d’uriner fréquemment, ou la miction difficile. Mais sinon, les signes caractéristiques du cancer sont la douleur et aussi l’hématurie. Et quand le cancer progresse plus loin, contrairement à d’autres cancers, le cancer de la prostate se transmet à l’os.

Une fois qu’il est transmis à l’os, il peut donner des douleurs osseuses. Ainsi, il y a des cas où les gens vont voir l’orthopédiste pour des douleurs osseuses, mais finissent par être diagnostiqués de cancer de la prostate.

Cependant, même en cas de symptômes, il peut y avoir seulement les symptômes de miction inconfortable, c’est en s’aggravant que le malade peut saigner ou avoir mal, ou dans les cas plus graves, peut présenter des lésions osseuses. C’est ainsi que nous pouvons  résumer  ces symptômes.

Donc, pour le diagnostic du cancer de la prostate, quel genre d’examens pouvons-nous faire?

En fait, même si le diagnostic de cancer est très compliqué et difficile, le cancer de la prostate a une caractéristique car il peut être suspecté au début en faisant une simple analyse de sang. Il y a une substance qui est typiquement élevée dans le sang en cas de cancer de la prostate.

Même en l’absence de symptômes, soit que la personne fait un bilan de santé périodique ou à des cas de cancers de la prostate dans la famille, la première chose à faire est une analyse de sang pour vérifier l’état de la prostate. Il y a un antigène spécifique de la prostate appelé PSA, qui augmente en cas de cancer. Si cela augmente, il faut suspecter en premier le cancer de la prostate.

En outre, une masse peut être vue sur l’échographie endorectale. Une autre façon plus précise est de réaliser une IRM pour voir l’intérieur de la prostate en détail. Mais fondamentalement, pour confirmer qu’il n’y a pas de cancer, nous faisons habituellement une biopsie prostatique.

La biopsie n’est pas chirurgicale mais juste en ponctionnant la prostate avec une aiguille à travers le rectum pour obtenir plusieurs fragments de tissus. Si le cancer sort dans l'analyse de ces fragments, le diagnostic de cancer est confirmé.

Pouvez-vous nous en dire un peu plus sur les niveaux de cancer de la prostate?

Tous les autres cancers sont similaires, mais le cancer de la prostate est généralement divisé en stade 1, stade 2, stade 3 et stade 4, tout comme le cancer gastrique et le cancer du foie.

Cependant, jusqu’aux stades 1 et 2, il est dit précoce parce qu’il n’a pas encore dépassé la prostate. À partir du stade 3, il a en général progressé légèrement plus loin de la prostate.

Dans ce cas, puisque le cancer n’a dépassé la prostate que de peu, nous pourrions faire une combinaison de chirurgie et de radiothérapie supplémentaire, ou de chirurgie et de traitement médicamenteux supplémentaire. Le stade 4 est le stade ultime n’est ce pas?  Un stade 4 signifie que la tumeur a fini par s’étendre loin. Ainsi, la maladie n’est plus seulement dans la prostate, mais dans le corps car le cancer s’est propagé dans différentes parties du corps.

Dans ce cas, plutôt que la chirurgie ou la radiothérapie qui ne traite qu’un seul endroit, on fait une sorte d’injection ou de médicaments pour traiter l’ensemble du corps, comme la chimiothérapie, ou tout autre traitement pour l’ensemble du corps. Ainsi, les niveaux de cancer de la prostate sont également divisés en 1,2,3 et 4.

Après l’opération, le cancer de la prostate récidive-t-il ?

Le cancer de la prostate a, bien sûr, de bons résultats après le traitement chirurgical. Grâce à un traitement initial, il y a beaucoup de cas où le cancer ne se développe plus pendant longtemps. Le cancer peut récidiver avec des mauvaises habitudes comme une consommation accrue de viande ou le tabagisme. Alors ce n’est pas parce que l’opération est terminée que c’est terminé.

Après la chirurgie, le patient doit changer ses mauvaises habitudes. Mais dans la plupart des cas juste parce que la chirurgie a eu lieu, les gens arrêtent de prendre soin de cela et cessent de s’occuper d’eux-mêmes ce qui peut toujours faire réapparaitre le cancer. Cependant, en terme de stade tumoral, la probabilité de récidive augmente au fur et à mesure qu’on a un stade avancé.

Bien que les stades 1 et 2 soient très sûrs, le cancer peut toujours se reproduire même après 10 ans.

Que diriez-vous de l'hérédité? Joue-t-elle un rôle dans le cancer de la prostate?

Par exemple, si quelqu’un de la famille ou si on a des antécédents familiaux de cancer de la prostate, est-ce que cela participe au développement d’un cancer de la prostate?

En général, on dit que le risque du cancer de la prostate augmente à partir de l’âge de 60 ans ou plus, que la personne soit asiatique ou occidental.

Si une personne a un cancer de la prostate dans la famille, surtout si c’est chez les cousins, membres de la famille proche, oncles paternels, si l’un d’eux a un cancer de la prostate, cette personne a plus de malchance d’avoir un cancer de la prostate jusqu’à 3 ou 4 fois qu’une autre personne n’ayant pas ce facteur de risque. Et s’il y a 2 personnes dans la famille avec le cancer, les chances vont jusqu’à 10 fois.

Donc, il est dit que ce cancer survient après 60 ans,  mais la présence d’un cancer de la prostate dans la famille, doit pousser à un examen de dépistage à partir de 30 ans. Parce qu’il peut se produire à un âge beaucoup plus jeune. 

Ainsi, le cancer de la prostate est très fréquent. Dans les pays occidentaux, c’est le 1er cancer parmi les cancers masculins. Il est également classé 4ème en Corée.

Donc, si l’un des hommes de votre famille a un cancer, les autres hommes doivent commencer le dépistage dès qu'ils atteignent l’âge de 30 ans. Même en l’absence de symptômes. C’est l’un des cancers avec beaucoup de facteurs génétiques.

Donc, en tant que médecin pouvez-vous donner des suggestions pour prévenir le cancer de la prostate?

La cause du cancer est la même pour tous les cancers, pas seulement pour la prostate, mais il y a des risques que nous naissons avec. On dit que c’est un facteur génétique, qu’on ne peut pas le changer malgré tous les efforts. Tu ne peux pas changer de parents, hein ?

Deuxièmement, il y a le mode de vie, puis la nourriture. Mais ce mode de vie et cette nourriture peuvent être changés grâce à nos efforts. La graisse est la plus représentative du cancer de la prostate. On ne dit pas que nous ne devrions pas manger de viande, mais de la graisse animale, par exemple, du bœuf avec beaucoup de gras.

Donc, il n’a pas d’importance si vous mangez de la viande, mais si vous mangez trop de graisse avec, il y a un risque de cancer de la prostate.

Le paleron est riche en graisses, alors que le filet de bœuf contient moins de gras. Alors, et surtout en cas de surpoids, il est très important d’éviter de tels aliments. Cependant, il est possible de manger du poisson ou de la viande avec moins de gras.

En cas de surpoids, il faut penser à perdre du poids et si possible,à manger des aliments axés sur les légumes plutôt que sur la viande. Comme d’autres cancers, il est très important de maintenir l’équilibre dans notre corps grâce à l’exercice physique et à la dépense de calories.

Comme vous le savez bien, l’alcool et la cigarette sont mauvais pour notre santé et ils sont également mortels en cas de cancer.

Il existe des aliments bien connus pour prévenir le cancer de la prostate.

J’ai dit tout à l’heure qu’il y a beaucoup de cas de cancer de la prostate en Occident, dans les pays européens. Mais il y a un pays qui est une exception.

L’Italie a des taux très faibles de cancer de la prostate. Pourquoi? C’est parce qu’ils mangent beaucoup de tomates dans ce pays. Il y a un ingrédient rouge appelé lycopène dans les tomates. Manger beaucoup de lycopène peut particulièrement aider à prévenir le cancer de la prostate surtout s’il y a un aliment fait avec cet ingrédient.

Lorsque vous mangez des tomates, plutôt que de simplement les mettre crues dans une salade, il est préférable de les faire bouillir ou de les cuire à l’huile tout comme la nourriture italienne afin que les ingrédients puissent être absorbés beaucoup mieux. Ainsi, manger des tomates est particulièrement bon pour le cancer de la prostate.

Et à l’Est, nous mangeons beaucoup de haricots. Ce soja contient beaucoup d’ingrédients qui ont divers effets anticancéreux tels que les isoflavones. Ainsi, manger beaucoup de haricots prévient divers cancers, en particulier le cancer de la prostate.

Puis du thé vert. On dit aussi qu’il est bon pour le cancer parce qu’il a une grande activité antioxydante, et on dit qu’il est efficace pour le cancer de la prostate.

 

Conclusion

Selon l’entrevue du Dr Park, alors que la plupart des gens ont entendu parler de la prostate, beaucoup ne connaissent pas son rôle. Le rôle clé de la prostate est dans la reproduction en fournissant des sécrétions qui composent une partie du sperme, ce liquide qui nourrit et transporte les spermatozoïdes. La maladie la plus commune de la glande est hyperplasie prostatique bénigne, qui est l’augmentation de la taille de la glande. Cependant, le cancer de la prostate est un cancer courant qui affecte beaucoup d’hommes. Dans les premiers stades, il y a peu ou pas de symptômes. Ainsi, le dépistage précoce est la clé, cependant, beaucoup de personnes arrivent lorsque le cancer est dans les derniers stades. Il peut y avoir des symptômes sérieux pendant que le cancer évolue, par exemple du sang dans l’urine ou dans le sperme aussi bien que la douleur osseuse si le cancer s’étend aux os.

Le diagnostic du cancer de la prostate est assez simple. Juste avec un test sanguin de PSA, nous pouvons suspecter la présence de cancer. Si c’est positif, nous pouvons également passer d’autres examens comme l’IRM et la biopsie pour  confirmer le diagnostic de cancer.

Les cancers de la prostate peuvent être divisés en quatre stades. Si le diagnostic est fait dans les deux premiers, le traitement localisé est en général réussi et la probabilité de récidive est faible, mais peut encore se reproduire si le patient revient à ses vieilles mauvaises habitudes.

Si l’on a des antécédents familiaux de cancer de la prostate, des examens précoces de dépistage, depuis la trentaine, sont essentiels pour prévenir la maladie.

Afin de prévenir la maladie, il est important de limiter la consommation de graisse, en particulier avec les viandes. Il est recommandé de manger moins de coupes grasses de viande ou de poisson. En outre, en Italie, le cancer de la prostate est faible en raison de la consommation de tomates, qui est riche en lycopène. En Asie, beaucoup consomment des haricots, qui sont riches en isoflavones. Et le thé vert qui est riche en antioxydants, tous ces aliments ont un effet préventif sur cette pathologie.

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